Photobiomodulation ... De quoi parle-t-on ?
La photobiomodulation est une thérapie utilisant une lumière bien précise pour produire ses effets. La lumière est à la fois une forme d’énergie, mais également un rayonnement électromagnétique que l’on caractérise par sa longueur d’onde en nanomètres (nm). La photobiomodulation utilise des longueurs d’ondes spécifiques de lumière rouge (entre 600 et 660 nm) et proche infrarouge (entre 780 et 940 nm). A ces longueurs d’onde, la lumière pénètre le corps pour interagir avec les tissus, aidant ainsi à accélérer les processus de guérison.
La photobiomodulation est donc un facteur de stimulation des processus naturels du corps, accélérant sa capacité d’auto-guérison.
Vous avez pu éventuellement entendre parler de thérapie laser de faible énergie, ou low level laser therapy en anglais (LLLT); il s’agit de la même chose.

La photobiomodulation est une réponse naturelle et efficace pour des personnes ou des animaux atteints de diverses pathologies, aiguës ou chroniques:
- Réduction douleurs musculaires, articulaires et nerveuses
- Traitement des inflammations
- Guérison des blessures superficielles ou interne au corps.
Toutes les parties du corps, à l’exception des yeux, peuvent trouver un bénéfice à l’application du traitement. Il existe également un type d’application par voie intranasale , permettant de distribuer au corps entier les bienfaits de la photobiomodulation: renforcement du système immunitaire, apport d’énergie, meilleure circulation sanguine et oxygénation, récupération accélérée, amélioration du sommeil et du stress.
Tous ces bienfaits sont aujourd’hui disponibles à domicile, par utilisation d’appareils portatifs sûrs et d’excellente qualité. Souplesse d’utilisation, mutualisation de l’utilisation et gains de temps deviennent alors des atouts appréciables.
Depuis longtemps, elle a été couramment utilisée par certains acteurs, convaincus de son efficacité et par ses résultats. Et elle continue à l’être. On peut citer comme utilisateurs:
- La NASA, pour l’étude sur le métabolisme des astronautes
- Des équipes sportives de haut niveau, telles que les franchises de NBA (basket professionnel américain) ou les équipes de football professionnelles, pour optimiser la récupération, réduire douleurs et inflammation, et améliorer les performances.
- Les armées britannique et américaine.
En médecine, le champ d’utilisation de la photobiomodulation est vaste:
- Soins supports en oncologie
- Dermatologie
- Médecine du sport, rhumatologie, traumatologie
- Médecine de la douleur
- Dentisterie, orthodontie
- Neurologie: neuropathies périphériques, AVC
- Chirurgie maxilo-faciale
Un très grand nombre d’études scientifiques, incluant plus de 700 essais cliniques randomisés, ont donné lieu à des publications.
La photobiomodulation utilise des sources de lumière :
- Non ionisantes : leur niveau énergétique est sans danger, car ne pouvant pas altérer les atomes ou molécules
- Athermiques : pas de risque de création de chaleur et de brûlure
Cette thérapie est non invasive, sûre, sans effet secondaire et sans médicaments.
Quel est le fonctionnement ?

L’appareil laser portatif doit être placé directement sur la zone à traiter, suivant un temps conforme au protocole retenu ; ce dernier dépend de la pathologie et de la taille de la zone. Une fois l’appareil mis en route, le faisceau laser va pénétrer le corps et traverser les couches successives de la peau (derme, épiderme puis hypoderme). La profondeur de pénétration dans le corps dépendra de la longueur d’onde utilisée. Typiquement, pour une combinaison de lumière rouge et infrarouge, la lumière aura une capacité de pénétration de 2 à 5 centimètres sous la peau.
Les cellules de notre corps sont composées, entre autres, de plusieurs organites, dont les mitochondries. Ces dernières ont la particularité d’être photosensibles: ce sont donc elles qui vont jouer le rôle de récepteur de l’énergie transportée par le faisceau laser au niveau de la zone cible. On peut comparer ce processus à la photosynthèse chez les plantes, qui absorbent la lumière solaire et se développent grace à l’énergie ainsi puisée.
Les mitochondries ayant absorbé l’énergie lumineuse, il s’en suit en particulier une augmentation de la production d’énergie au sein de la cellule et de la production d’ATP (Adénosine Tri Phosphate) ayant pour résultat une fonction cellulaire améliorée.

Les processus ainsi déclenchés aboutissent aux effets suivants :
- Effet anti-douleur
- Effet anti inflammatoire
- Accélération de la cicatrisation et de la reconstruction des tissus endommagés
- Amélioration de la circulation sanguine et meilleure oxygénation
- Capacité de récupération accrue
- Renforcement du système immunitaire
- Réduction globale du temps de guérison grâce à l’augmentation du métabolisme intracellulaire
Compte tenu de son mode d’action, la photobiomodulation peut stimuler tous les types de cellules des différents tissus humains ou animaux: peau, nerfs, ligaments, muscles, … De son coté, la photobiomodulation intra nasale agit elle sur les cellules sanguines. C’est pourquoi le champ d’application de cette thérapie est large; on peut citer entre autres : douleur musculaires, entorses/foulures, tendinite, mal de dos, douleurs articulaires à la main ou au pied, syndrôme du canal carpien, amélioration du système immunitaire, récupération accélérée.
La durée du traitement et sa fréquence seront fonction de l’appareil retenu et du protocole préconisé.
De manière générale, les temps de traitement sont courts, et ne représentent de ce fait pas de contrainte.
A titre d’ordre de grandeur, on peut retenir pour l’appareil PowerCure Pro :
- Des séances quotidiennes sur la zone ciblée de 10 à 30 minutes. 3 à 5 séances par semaine pendant 2 semaines.
- Puis 2 séances par semaine jusqu’à l’obtention des résultats souhaités.
- Après cela, pour stabiliser les résultats: une séance par semaine.
Concernant IN-light Pro, le protocole généralement préconisé est de 2 fois 30 minutes par jour, avec un temps de 6 heures minimum entre les 2 séances.

Efficacité et reconnaissance de la photobiomodulation
Depuis la fin des années 1960, la photobiomodulation a fait l’objet d’un nombre important d’études scientifiques dans le monde: plus de 2 500 dont 700 études clinique randomisées. Les résultats montrent que la photobiomodulation est une méthode éprouvée.
Depuis 2022, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a émis des autorisations de mise sur le marché d’appareils de photobiomodulation, sur la base d’essais positifs pour le traitement de la douleur.
Depuis 1994, la World Association for Photobiomodulation Therapy (WALT) travaille à structurer, crédibiliser et encadrer scientifiquement l’usage de la photobiomodulation au niveau international.
Thérapie au laser, photobiomodulation: un peu d'histoire

Endre Mester
Le médecin hongrois Endre Mester a été un pionnier de la médecine laser, en particulier de l’utilisation de la thérapie laser de bas niveau. En 1967, quelques années seulement après l’invention du premier laser fonctionnel, il a commencé des expériences sur les effets des lasers sur le cancer de la peau. En mettant ainsi en évidence les effets biologiques positifs des lasers de faible puissance, le Dr Mester est reconnu par beaucoup comme le père de la thérapie laser.
En 1994, la World Association of photobiomodulation Therapy (WALT) est créée à Barcelone. Elle devient le principal organisme mondial de promotion de la recherche, de l’éducation et des applications cliniques dans le domaine de la photothérapie avec des lasers et d’autres sources de lumière.
La thérapie au laser de basse intensité est utilisée dans des pratiques cliniques partout dans le monde depuis plus de quarante ans.
Quelles sont les contre-indications ?
L’utilisation de la photobiomodulation est déconseillée dans les cas suivants :
- Si vous êtes enceinte.
- A proximité du coeur si vous êtes doté d’un stimulateur cardiaque.
- En cas de trouble de la coagulation.
- Si vous avez subi une surexposition aux rayons du soleil ayant conduit à une peau brûlée.
- Si vous présentez un risque élevé de cicatrices.
- Si vous avez des lésions cutanées malignes.
- En cas de présence de nodules: ne pas utiliser l’appareil sur ou autour des nodules. Le laser risque de stimuler la prolifération cellulaire, et donc amplifier les grosseurs.
Il ne doit y avoir en aucun cas d’irradiation directe des yeux, le laser pouvant provoquer des lésions oculaires permanentes. Il est impératif de porter des lunettes de protection fournies.